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Abbaye Sainte-Foy de Conques

Abbaye bénédictine fondée par l'ermite Dadon à la fin du 8e siècle. Rivale de l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac, Conques s'empara des reliques de sainte Foy, originaire d'Agen. Construction de la première église au 10e siècle. Au début du 11e siècle, Bernard, écolâtre d'Angers, écrit le récit des miracles de sainte Foy et Conques devient une halte sur le chemin de Compostelle. Construction de l'église actuelle et du cloître au 11e siècle. Tympan achevé au 12e siècle. En 1537, les chanoines succèdent aux bénédictins. En 1568, l'abbaye est ravagée par les Calvinistes. En 1830, l'architecte Boissonnade démolit le cloître. En 1873, l'évêque de Rodez restaure le culte de sainte Foy et introduit les Prémontrés.

Qui est Sainte-Foy?

L'abbatiale de Conques est dédiée à sainte Foy, martyrisée pour sa foi, pendant les grandes persécutions dont furent victimes les Chrétiens au début du IVe siècle, lors des édits de Dioclétien en 303. C'est une fillette née dans une riche famille gallo-romaine d'Agen vers 290. Sa nourrice, chrétienne, épaulée par l'évêque Caprais, l'élève dans les valeurs chrétiennes. Elle reçoit le baptême et assiste les pauvres. Elle est dit-on dénoncée par son père et jugée par Dacien, alors proconsul. Refusant d'abjurer sa foi et de sacrifier aux rites païens de Diane et de Janus, elle est condamnée à l'âge de 12 ans en même temps que l'évêque saint Caprais. La tradition retient la date du 6 octobre pour fêter sainte Foy, au jour anniversaire de son martyr en 303, où elle sera brûlée vive puis, un souffle miraculeux ayant éteint le bûcher, décapitée.

Ses reliques font l'objet d'une certaine vénération locale jusqu'au jour, où, en 866, un moine conquois, Avariscius, "vole" les reliques pour les apporter à Conques, probablement pour les protéger des ravages des Normands. Dès cette translation qui semble convenir à tous, notamment à la sainte, les miracles se multiplient à un point tel que la notoriété des reliques et de l'abbaye ne font qu'augmenter. Les pèlerins affluent. Conques bénéficie en outre du passage de la via podiensis, chemin du Puy à Saint-Jacques de Compostelle. 

La littérature amplifie cette notoriété, notamment grâce à deux textes restés célèbres. Le premier, la Cançon de Santa Fe raconte en langue d'oc la foi exemplaire et le martyre de la fillette. L'université de Leyde en détient le seul manuscrit retrouvé. Le second, le truculent Livre des miracles de Sainte Foy raconte les innombrables merveilles accomplies par la sainte vénérée à Conques : les deux premiers livres ont étés rédigés en latin par Bernard d'Angers, entre 1013 et 1020, en plein "moyen-âge merveilleux", tandis que les troisième et quatrième le seront par Bertram, moine bénédictin de Conques, second de Bégon à la fin du siècle. Parmi la dizaine de manuscrits connus, les plus anciens datent du XIe siècle à Conques et du XIIe à la bibliothèque humaniste de Sélestat.

 

Dolmen de Tièrgues

 

Forteresse Royale de Najac

Construite en 1253 par Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis, sur les bases d'un ancien château (tour carré) construit en 1100 par Bertrand de Saint-Gilles, fils de Raymond IV, comte de Toulouse. Servit de prison aux templiers après leur arrestation en 1307.

 

Menhirs de Lunac

Alignement constitué de trois gros Menhirs.